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Qui es-tu, Marcelo ?

On connaît Bielsa. El Loco Bielsa, le survêt’, la glacière, ses gestes, son air patibulaire, ses retournements de situation (« un coup je suis ton entraîneur, un coup je m’en vais! »), on a déjà vu, tout ça! Mais le connaît-on vraiment le personnage? La raison de sa célébrité, ses trophées, ses victoires mais aussi ses échecs? Aujourd’hui PlaneteLille.com vous propose le portrait du prochain entraîneur du LOSC!

Bielsa, le bien-aisé

Marcelo Alberto Bielsa Caldera est né le 21 juillet 1955 à Rosario en Argentine. Il est issu d’une famille très bourgeoise qui a fait carrière dans la politique et le droit. Son frère, Rafael, a été ministre des Affaires étrangère en Argentine et sa soeur Maria-Eugenia est devenu vice-gouverneur de la province de Santé Fe. Rien donc ne le destinait au football. Sauf que le foot a rattrapé Bielsa, alors bien jeune: il tomba amoureux de l’équipe des Newell’s Old boys, rival de Rosario Central, l’autre club de la ville, supporté par son père! Il devient défenseur de son équipe préféré et après avoir subit une blessure, est transféré à l’Instituto de Cordoba, pour être transféré un an plus tard à l’Argentine de Rosario. Il achèvera sa carrière en 1980 à l’âge de 25 ans.

Bielsa, l’entraîneur

Bielsa a connu pas mal de clubs et sélections en tant qu’entraîneur: Newell’s Old Boys, CF Atlas, Club América, Vélez Sarsfield, Espanyol Barcelone, Argentine, Chili, Athletic Bilbao, Olympique de Marseille et la Lazio.

Il a marqué au fer tous les clubs par lesquels il est passé et ses expériences le prouvent! Il est d’abord nommé pour s’occuper des équipes de jeunes à Newell’s, notamment de futurs grands internationaux comme Abel Balbo, Roberto Sensini et Gabriel Batistuta. En 1990, il prend en main l’équipe première et remporte dès la première année le Tournoi d’ouverture du Championnat d’Argentine, avec les jeunes Pochettino et Gamboa en charnière centrale, tous deux âgés de 18 et 20 ans. Bielsa est champion d’Argentine un an plus tard. Bielsa remporte deux titres pour sa première année et est qualifié pour la Copa Libertadores 1992. En 1992, le championnat se passe un peu moins bien pour les Newell’s mais Newell’s assure pour la Copa et va jusqu’en finale contre Sao Paulo, qui gagnera aux tirs au but.

Newell’s est important pour Bielsa car c’es d’abord son club de coeur mais c’est aussi là qu’il peaufine sa méthode: un dédoublement offensif-défensif, une intermittence complète des joueurs de champs aussi bien que sur les attaques que sur la défense. La même méthode qu’utilisait la Hollande à l’époque de Cruyff. En 2009, Newell’s Old Boys a rebaptisé son stade, Estadio Marcelo Bielsa.

Soif d’aventure et de challenge, Bielsa décide de migrer dans le championnat Mexicain, au CF Atlas et au Club América. La-bas il commence d’abord par s’occuper du système de formation des joueurs mais aussi des formateurs. Il s’inspire grandement du système Européen qui consiste à répéter les mêmes exercices tous les jours. Il forment aussi les bons joueurs à un deuxième poste, estimant que ceux-ci doivent être polyvalents. Marcelo Bielsa s’entoure aussi d’une équipe de recruteurs chargé de sillonné tous les clubs du pays, constamment en recherche de la pépite rare. Il est boosté au banc de l’équipe première quelques mois plus tard après le limogeage de l’entraîneur principal. Avec une équipe de 22 ans d’âge moyen, il termine 12ème la première année, 5ème l’année suivante. Celui-ci sent pourtant que son équipe manque de qualité et décide de présenter sa démission plusieurs fois mais celle-ci est toujours refusée. Aujourd’hui, le CF Atlas reconnaît que la restructuration du club opérée par Marcelo Bielsa lui est encore bénéfique.

Après un an d’inactivité il signe au Club América en 1995. Mais c’est encore un échec et il termine 11e du championnat. À la suite de ces deux échecs consécutifs, il se retire du football pendant un an.

Il rejoint le Vélez Sarsfield en 97-98 et se voit sacré champion d’Argentine.

Fort de ce succès, il signe en 1998 au RCD Espanyol de Barcelona et connaît ainsi sa première expérience en Europe. Mais il quitte le club catalan au bout de seulement six matches (une victoire, deux nuls et trois défaites) afin de prendre la direction l’équipe nationale d’Argentine.

Il côtoie Batistuta, Crespo, Verón ou encore Ortega en sélection et est même sacré meilleur entraîneur du monde en 2001! Cette équipe obtient aisément la qualification pour le Mondial 2002 avec 13 victoires en 18 rencontres, 43 points et 42 buts inscrits. L’Argentine débarque en favori au Japon mais elle tombe de haut en ne parvenant pas à passer le premier tour dans un groupe très difficile avec l’Angleterre, la Suède et le Nigeria. (Victoire contre le Nigéria, défaite contre l’Angleterre, et nul contre la Suède)

Au regard des grands espoirs fondés par cette équipe, cette élimination prématurée fut interprétée comme un des échecs majeurs de l’Albicéleste, et M. Bielsa dut subir une avalanche de critiques. M.Bielsa en fut très affecté et se retira chez lui plusieurs mois après cette élimination. Malgré cela, il est reconduit à la tête de la sélection et obtient deux résultats majeurs en 2004 avec une place de finaliste de la Copa América face au Brésil et une médaille d’or aux Jeux olympiques d’Athènes. Peu de temps après, il décide de quitter son poste pour raisons personnelles, à la surprise générale.

Le 10 août 2007, il reprend en main l’équipe du Chili. Il instaure un schéma osé en 3-4-3 avec l’idée d’aligner « un défenseur de plus qu’il n’y a d’attaquants adverses ». Il qualifie ainsi la sélection pour la coupe du monde 2010. Dans le groupe H, le Chili se retrouve avec la Suisse, le Honduras et surtout l’Espagne, alors championne d’Europe en titre. Le Chili est éliminé en 8e de finale face au Brésil. À la suite du changement de président à la fédération chilienne, dû à une fronde des clubs chiliens les plus riches contre la sélection, il décide de démissionner le 4 février 2011 malgré le soutien du public.

Le 

La saison suivante, Bielsa connaît une altercation avec le chef de chantier du centre de formation. Il écarte du groupe Llorente, auteur de 16 buts la saison dernière, il perd et est éliminé de la Coupe d’Espagne par un club de 3ème division. Bielsa quitte Bilbao à la fin de la saison.

Il signe ensuite à Marseille avec qui il fait des exploits sur le plan des résultats comme sur le plan de recrutement. Marcelo Bielsa en 6 mois de présence au club, est devenu l’idole de cette ville en faisant pratiquer à son équipe un football offensif, audacieux et spectaculaire.

Marcelo Bielsa se fait remarquer par un comportement irréprochable vis-à-vis de l’arbitrage en général, y compris dans l’adversité. Ses conférences de presse, en dépit de la barrière de la langue, émaillées de réflexions tactiques et techniques sur le jeu, se distinguent de la conformité ambiante.

En mars 2015, Marcelo Bielsa est honoré par l’Association italienne des entraîneurs pour son football offensif et innovant ainsi que pour son professionnalisme exigeant et minutieux.

Le 8 Août 2015, il démissionne du club citant des désaccords profonds avec la direction. Il s’engagera avec la Lazio un an plus tard mais démissionne deux jours après l’officialisation: la Lazio le poursuit alors en justice.

Bielsa, la tactique

Comme nous l’avions dit dans son CV, Bielsa privilégie la polyvalence: chaque joueur doit savoir défendre et attaquer et peuvent donc occuper deux places sur le terrain. Cela permet à Bielsa d’avoir des actions qui démarre de tous les côtés, contrairement au jeu que produit Lille qui en général consiste à démarrer des actions ou des occasions de but par les ailes.

Il aime aussi le 3-4-3 et privilégie l’interaction des jeunes du club. Un entraîneur qui ressemble bien à Lille.

En 27 ans de carrière, Bielsa a un ratio de 45.66 % de victoires, 28.70% de nuls et 25.63 % de défaites.

En espérant que son ratio victoire s’améliore aux commandes de Lille.

Crédit Photo : Laurent SANSON – NordSports-Mag.com

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