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Les Dogues se refont une beauté en corse !

À 3 jours d’un quart de finale de la Coupe de France à Monaco qui sera la dernière occasion de sauver une saison sans passion, les Lillois devaient continuer leur opération maintien à Bastia. Les joueurs de Franck Passi avaient d’ailleurs les cartes en mains en arrivant en corse face à l’avant-dernier de Ligue 1, incapable de s’imposer à domicile en 2017. Ce qu’ils ont fait en s’imposant sur la plus petite des marges grâce à un exploit personnel de Nicolas de Preville dans un match pauvre. Le maintien se rapproche !

Première Période

Les 5 premières minutes commencent par une certaine pression des Bastiais qui se placent haut sur le terrain en essayant de se procurer les premières occasions.

Le bloc lillois est bien en place et les Bastiais sont trop brouillons pour emballer le match. Au contraire ce sont les Dogues qui se procurent la première occasion de cette première mi-temps. À la 9e minute, Rony Lopes renverse le jeu et s’appuie sur son compère Eder qui remise de la tête pour Benzia, en excellente position pour ouvrir le score, le meneur de jeu lillois rate le ballon à bout portant. Dommage, ce sera finalement la première et dernière occasion nette des Lillois dans cette première période.

Le jeu est brouillon au milieu de terrain. Les Lillois gèrent dans un match sans rythme.

Bastia de son côté ne fait pas mieux. Face à un public apathique, les joueurs du Sporting sont à leur image : sans envie. Les imprécisions au milieu de terrain sont nombreuses, et le déchet technique est le principal acteur de ce match. Pour dire l’ennui offensif, on se remet à regarder deux fois un ralenti de notre défenseur Junior Alonso qui fait admirer sa superbe qualité technique sur un coup du sombrero ! Un peu de vista sud américain dans ce match terne, ça saute aux yeux !

Les Bastiais face à nos Dogues ronronnant arrivent finalement à se créer une action à la 30e minutes. Allan Saint-Maximin résiste à Franck Béria sur le couloir droit il centre sur Lassana Coulibaly qui voit sa reprise passer tout près de la lucarne droite d’Enyeama qui n’avait pas bougé.

Fin d’une première mi-temps où les artistes sont restés au vestiaire. On les attend au retour.

Seconde Période

Message reçu ! Remonté certainement à la mi-temps par Franck Passi. Les Lillois ne trainent pas au retour ! 3 minutes après la reprise, nous assistons à un petit festival de De Preville. Récupérant un long ballon donné sur le côté droit, le Lillois résiste, puis efface Rose dans la surface avant d’ajuster Leca d’un tir enveloppé du pied droit. 1-0 par le joueur offensif le plus régulier depuis le début de la saison, toujours généreux et précieux.

Alors que les Lillois prennent un net ascendant suite à cet éclair de génie de l’ancien Rémois, les Bastiais stoppent l’hémorragie par… une coupure de lumière ! L’arbitre du match Mr Millot est obligé d’interrompre le match pendant 8 minutes, car un des quatre pylônes électriques du stade s’est arrêté.

Pas suffisant pour stopper l’élan lillois. A la reprise les Dogues sont encore en confiance. Benzia n’est pas loin de doubler le score juste après l’interruption sur une remise de Xeka, mais sa frappe est trop molle pour le permettre. Ne sentant pas de réaction de la part des Corses sans caractère, Lille essaye de poser son jeu. À l’image d’une nouvelle frape de Lopes à la 71ème minute, il manque encore de la justesse pour que l’on puisse enfin sentir notre équipe libérée. À l’aise dans l’animation, il faudra pour Franck Passi travailler le dernier geste entre le quatuor Eder-Benzia-De Preville-Lopes qui a péché à plusieurs reprises dans la dernière passe. L’entrée d’El Gazi dans le dernier quart d’heure intéressant, mais trop personnel, permet de savoir que le potentiel est là, cependant il manque encore la coordination entre tous ces éléments.

Le match n’évoluera pas et ceux grâce à la seule est unique parade de notre gardien à la 80e minutes sur une belle frappe de Coulibaly. « Spiderman » est de retour en 2017 avec « 77% » de frappes arrêtées contre 60% en 2016 ! Les dix dernières minutes, la faute à des Bastiais sans réaction est facile à gérer. Cette fois aucun élément extérieur ne viendra sauver les Corses et les Dogues font la bonne opération au classement en prenant 8 points d’avance sur la place barragiste.

Invaincus en Ligue 1 depuis le 25 février et qui viennent d’enchaîner 5 matches sans défaite, toutes compétitions confondues (3 victoires, 2 nuls), les coéquipiers de Rio Mavuba ont quasiment assuré leur maintien et vont maintenant pouvoir laisser place au quart de la coupe de France mardi face à un tout autre adversaire !

Réactions

A venir

À retenir

  • La lumière de De Preville qui n’a pas fait défaut contrairement à celle de Furiani !
  • Junior Alonso qui en plus de monter en régime physiquement et de remplir son rôle de rugueux défenseur d’Amérique du Sud, s’impose aussi par une belle qualité technique.
  • Une défense qui n’encaisse pas but et qui paraît de nouveau solide.
  • De Preville qui avec 8 buts a déjà battu son record en Ligue 1, heureusement pour nous !
  • Le maintien presque en poche.

À Ne Pas Retenir

  • La première mi-temps sur un score nul comme les acteurs du terrain
  • L’intensité du match… On jouait vraiment un match pour le maintien ou un amical ce soir ?
  • L’ambiance à Bastia… aussi vide que la révolte de ses joueurs… Le seul moment de frisson aura été pour la rentrée de Palmieri en tant qu’ancien bastiais.
  • L’adversaire pas très « corsé »…

La feuille de match

SC Bastia : Leca – Djiku, Rose, El-Kaoutari, Bengtsson – Cahuzac (cap.), Mostefa (Danic, 70’), Oniangué (Diallo, 87′), Coulibaly – Saint-Maximin, Crivelli (Raspentino, 90’+6)
Entraîneur : Rui Almeida

LOSC : Enyeama – Corchia, Soumaoro, Alonso, Béria (cap.) – Amadou, Xeka (Mavuba, 77’) – Lopes (Palmieri, 89′), Benzia, De Préville (El Ghazi, 75’) – Eder
Entraîneur : Franck Passi

Crédit Photo : Laurent SANSON – NordSports-Mag.com

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